Le nouvel édifice
LES DROITS GERES
Tout comme l’auteur, le titulaire des droits voisins jouit également de certains droits, moraux et/ou patrimoniaux selon le titulaire. Il convient cependant de préciser que la gestion du BURIDA porte essentiellement sur le deuxième type de droits à savoir les droits patrimoniaux. Mais à titre d’enseignement, les droits moraux seront abordés. A – Le droit des artistes interprètes
Les droits des artistes interprètes se regroupent en deux (2) grandes catégories : les droits moraux et les droits patrimoniaux.
Tout comme les auteurs, les artistes interprètes disposent de droits moraux qui présentent la particularité en droit français d'être perpétuels et inaliénables : seul l'interprète et après sa mort ses héritiers, peuvent revendiquer ces droits moraux. Ces dits droits comportent :
A ce niveau il convient de préciser que si en Côte d’Ivoire, la loi existe, le décret d’application qui devait l’accompagner n’a pas suivi ; ce qui rend difficile toute perception dans ce sens.
B - les droits des producteurs de phonogrammes
Les droits du producteur de phonogrammes au nombre de quatre (4) sont exclusivement patrimoniaux. Il s’agit de :
C’est un droit qui porte sur la reproduction de quelque manière que ce soit d’un phonogramme par une transposition sur un moyen d’enregistrement différent (la reproduction directe) ou l’enregistrement d’une émission qui a été effectué sur la base d’un phonogramme (reproduction indirecte).
Ce droit n’est reconnu qu’aux producteurs de vidéogrammes et est reconnu tant par la législation nationale que par les ADPIC (accord sur les Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce). L’article 14 des ADPIC reconnaît aux producteurs de phonogrammes les mêmes droits de location que ceux conférés par l’article 11 de cette convention aux auteurs de programmes d’ordinateur.
Le producteur bénéficie de ce droit au même titre que les interprètes mais lui, sa rémunération est due au fait que les exécutions dans les lieux publics se font sur la base de supports qu’il a fixé.
Le producteur bénéficie également de ce droit au même titre que les interprètes.